Histoire-coursiers-vélo

La folle histoire des coursiers à vélo

L'origine du métier, les premiers coursiers à vélo

L’origine des coursiers à vélo remonterait à une grève de train généralisée en 1894 à San Francisco (coucou la SNCF !). Les coursiers ont cherché un moyen de continuer à livrer les colis et les biens, et devinez ce qu’ils se sont dit ? Qu’ils allaient prendre leur vélo. 

Folle-histoire-coursiers-2

Alors oui, les coursiers à vélo existaient déjà avant, mais ils restaient très peu nombreux encore. C’est donc pendant le bicycle boom des années 1890 qu’ils se sont développés, avec des entreprises comme Western Union, qui embauchaient souvent des jeunes de 10 à 18 ans appelés les telegraphs boys

Les USA, là où tout a commencé ?

Pendant le XXème siècle, le métier est encore vu comme pratique, utile, mais c’était tout. Ils apparaissent donc à San Francisco, mais le vrai développement se fait à New York, que certains appellent aujourd’hui “La Mecque des coursiers ». Et c’est vrai qu’une vraie culture du coursier à vélo s’est créée là-bas.

Folle-histoire-coursiers-3

Et les fixies dans tout ça ? 

Les coursiers avait (et ont toujours) besoin d’un vélo léger, pratique et maniable, avec le moins d’accessoires possibles : pas de frein, un seul pignon (d’où le nom de fixie, pour pignon fixe), et des roues fines (type vélo de course). Pimp My Bike, ouais ouais ouais. 

Aujourd’hui, l’image a bien changé, et le métier a fait naître certaines vocations et des pratiques sportives, comme les AlleyCats. Grande course à travers les villes, avec des points à ralier le plus vite possible ! 
Si ça vous intéresse, je vous conseille ce petit reportage :

L'arrivée des coursiers à vélo en Europe

En Europe, l’essor est bien plus long à venir, seulement à partir des années 1980, avec les chocs pétroliers. 

Dans les années 2010, on voit l’arrivée des plateformes de livraison type UberEats, Deliveroo, etc. qui relancent l’image du coursier, bientôt suivies par d’autres services de livraison de colis, par exemple. 

A noter que les premières boîtes de coursiers à vélo ne datent pas d’hier en France, et on en voit apparaître à partir de la fin des années 1990-début des années 2000 (déjà plus de 20 ans!)

Entre les glacières cubiques et les messenger bags, tout est question d’ergonomie, mais cette différence révèle bien plus. Dans ce monde si particulier, il y a coursier et coursier. Certains vont jusqu’à le revendiquer comme un mode de vie, bien plus qu’un métier du lundi au vendredi. 

Ça se ressent aussi dans l’ADN de certaines boîtes. D’un côté, des services qui recrutent uniquement des coursiers à vélo. De l’autre, des boites qui ont besoin de monde, où on y retrouve vélos, vélos-cargo, trottinettes et scooters (comme notre cher Uber).